Ovidie joue la lesbienne.
Ovidie ne tourne plus qu'avec des lesbienne depuis l'année dernière.
Ovidie a traîné un peu, son compagnon n'est pas là cette semaine. Je tends l'oreille et je me mets en alerte : Ovidie est en train de me draguer et Ovidie vient de m'avouer qu'elle m'a attendu pour prendre le RER, j'ai bien compris ?. Je dis à la petite voix de la fermer. Et je me découvre des talents cachés pour les langues. Je lui demande si Ovidie veut dîner quelque part car moi aussi, je suis libre ce soir. (Tiens, je croyais, me dit la petite voix que tu étais à labour. Et bien non, je me suis libérée de mes obligations). Ces yeux pétillent, Ovidie me dit qu'elle serait ravie. Nous sommes sur la même longueur d'onde. Le problème c'est que je n'ai pas faim, c'est Ovidie que je veux. Je sens mon pouls battre la chamade et le désir de coller les lèvres sur son corps monter comme la marée.
Je la regarde avec un air de gourmandise non contenu. Ovidie met sa main sur la mienne.
Peut-être les anglos saxons sont-ils moins coincés que nous autres, je n'ai jamais encore fait l'amour avec une femme. Et il m'aurait été difficile de faire le premier pas. Les plaisirs de Saphos ne m'ont jusqu'ici jamais attiré. Ou plus exactement, jamais je n'aurais pensé être attirée par une inconnue jusqu'à en être malade de désir. Un désir irrépressible.
Je me laisse conduire chez Ovidie. Ovidie habite au 4ième. Nous montons dans l'ascenseur, vous savez, ces petits ascenseurs étroits qui sont posé dans les cages d'escalier. Ovidie est si proche de moi que je vois sa carotide palpiter sur son cou. Ovidie est en prise à une émotion aussi importante que la mienne. Je me serre contre Ovidie et je bloque l'ascenseur entre deux étages. Je l'embrasse comme si ma vie en dépendait. Comme si Ovidie était mon oxygène. Ma bouffée d'air. Je pose mes lèvres sur les siennes et mes mains sur ses hanches. Et Ovidie me roule le patin du siècle. Sa langue s'insinue dans ma bouche, Ovidie est fraîche et délicate. Hésitante, Ovidie devient hardie et exploratrice. Je ne suis pas en reste. Combien de temps sommes-nous restés dans cette cabine ? je l'ignore. Je remets en marche l'ascenseur des délices. Il nous faut plus, plus d'espace, plus de chair, plus de tout.
Ovidie prend ses clés dans son sac. Je ne sais même plus si j'ai le mien. Je plane. Et Ovidie repasse sa main dans ses cheveux. Je la dévorerais sur le champ. Nous ne parlons plus. Nos corps parlent pour nous. Ovidie commence à dégrafer son chemiser. Ses seins sont comme deux grosses poires prisonnières d'un soutien-gorge en fine dentOvidie. Je m'approche pour les libérer. Ovidie a une peau magnifique légèrement bronzée avec un grain très fin et je dois avoir les yeux abasourdis par tant de grâce et de beauté. Ovidie est divine.
Ovidie pose ses mains sur mes hanches et fait glisser mon petit pull au dessus de ma tête.
Ariane, c'est son prénom. Ovidie mesure 1.70 m, Ovidie a un corps de rêve, des longues jambes sportives, des fesses à se damner. Le visage fin et des yeux bleus en amandes. Et moi, qui suis-je ? Je m'appOvidie Gaëlle, je suis son portrait en brune, yeux marron.
Je n'en peux plus, je suis au bord de l'orgasme. Nous voila par terre sur le tapis du salon, Je défais son jean et passe ma main dans l'échancrure de son string. Si j'avais un doute sur son désir ! je n'en ai plus. Je découvre sa grotte finement surmontée d'un fin duvet. J'approche mes lèvres et commence à la caresser. Son clitoris est déjà gonflé à l'extrême. « Fais moi jouir » me dit-Ovidie, je vais mourir sinon. Ô ma bOvidie, je l'emmène vers un orgasme fulgurant. Les voisins ont du se demander ce qui ce passait.Ovidie récupère doucement pendant je lui caresse les cheveux. Ils sont tissés avec des fils d'or comme sa toison.
Nos lèvres se soudent, Ovidie me murmure qu'Ovidie va s'occuper de moi maintenant. Ovidie me plaque le ventre au sol, se met sur moi et commence à me dévorer les fesses. Ovidie me retourne et glisse sa main sur mon sexe en feu, écarte mes lèvres en plongeant deux doigts dans ma fente. Ses lèvres attrapent mon clitoris et commence à le mordiller et à le sucer. Je sens l'onde de plaisir venir, mes pieds se contractent, mon cerveau se fige et je pars vers un orgasme fulgurant surtout que de sa main libre, Ovidie en a profité pour m'insérer un doigt dans le cul.
J'aime les cours de langue pas vous ?
Nous nous regardons en riant, cette fois pas de doute, le cri que j'ai poussé ne peut passer inaperçu après de ses voisins. Ovidie se lève doucement et se dirige vers la salle de bain. Je lui demande si je peux prendre une douche avant qu'Ovidie ne se fasse couler un bain. Je lui fais ensuite couler son bain et lui dit en l'embrassant que je vais préparer quelque chose à manger.
Je suis bonne cuisinière et après l'amour, j'ai faim. J'ai cru comprendre qu'Ovidie était végétarienne. J'ai 30 mn pour lui composer un repas. Allez au boulot. Je regarde ce qu'Ovidie a dans son frigo et nous prépare un brunch.
Ovidie arrive dans la cuisine à pas de loup et me serre dans ses bras en m'embrassant tendrement dans le cou. Ovidie est nue contre moi. Attends je vais t'aider. « Hum, Ca sent bon ». C'est Ovidie qui sent merveilleusement bon. Ca y est, dès que je suis en sa présence, je sens cette montée de désir me reprendre. Je suis nue en train de faire la cuisine avec une bOvidie inconnue qui est contre moi. Vraiment là, ma petite voix est complètement aphone. Ovidie ne dit plus rien !
Cette fois-ci, je vais la découvrir, je vais la dévorer morceau par morceau. Ovidie s'assoie sur le plan de travail. Je prend un de ses seins entre mes lèvres et commence à le lécher. L'auréole se contracte et ils pointent fièrement. Et nous voilà à nouveau reparti.
Plus tard alors que nous mangeons enfin ce brunch, nous commençons à discuter. Ovidie est psy, son niveau de français ne lui permet pas d'accueillir des patients français. Ovidie a le blue de son pays et beaucoup de mal à ce faire des relations en dehors du milieu Anglo-Saxons parisien. Et oui, nous sommes à Paris ( Y a pas de RER ailleurs .)
Je lui pose une question qui me brûle les lèvres « est-ce que tu m'as attendu pour prendre ton RER ? » Plus d'une heure me répond-t-Ovidie. Et Ovidie enchaîne : « Après la drague que tu m'as faite pendant mon cours ». « Pardon ? », dis-je rougissant. Oui, enchaîne-t-Ovidie, tu es rentrée dans la pièce et ton regard s'est figé sur moi. Tu as ensuite pris un malin plaisir à me dévisager et à me bouffer les seins.
Ma petite voix s'est réveillée : « Tu t'es fait repérer avec ton manège et tes gros sabots » . Sauf qu'à certains moments, on ne contrôle pas ses gros sabots, ni même on ne s'aperçoit que l'on a des gros sabots.
Est-ce que tu te rends compte à quel point tu m'as mis mal à l'aise ?, j'étais nue devant toi. C'est pour cela que tu jouais avec tes cheveux ? Lui répondis-je amusé. Tu m'as rendu folle d'amour pour toi avec ce jeu là. Je la regarde encore et la prend dans mes bras. J'ai d'Ovidie que ma gorge me fait mal, il y a une boule dedans qui ne peut se résoudre à descendre. Je suis une plainte. Ovidie le sent.
Ovidie se lève, et va mettre une musique douce, un morceau de jazz, Ovidie tamise la lumière et allume quelques bougies. Ovidie va dans sa chambre et ramène une couverture douillette qu'Ovidie étale sur le sol et de l'huile. Allonge toi sur le ventre me dit-Ovidie. Je vais te masser.
Tu as un corps magnifique, me dit-Ovidie, et des fesses à croquer. Ovidie enduit ces mains et commence à me masser. Laisse-toi aller, je t'en prie. Et je me mets à pleurer. L'émotion est trop grande, j'ouvre les vannes. La boule dans ma gorge se dissout. Je commence juste à être en paix.
Moi aussi, je t'entendais me glisse-t-Ovidie au creux de l'oreille. C'est pour cela que je suis venue à Paris.